Un projet de restauration à grande échelle conçu pour transformer des terres dégradées en un territoire productif, résilient et investissable.
Ile Dotun est un projet de restauration territoriale de 108 000 hectares situé dans l’État d’Ogun, au Nigeria. De grande ampleur, ce projet réunit restauration écologique, développement des communautés locales et création de valeur à long terme dans un cadre opérationnel cohérent.
Restauration à grande échelle
Restauration écologique, usages productifs des terres et cohérence territoriale
Une conception ancrée dans les communautés locales
Un modèle qui relie restauration des terres et développement local
Pensé pour l’exécution
Gouvernance, sécurisation foncière et architecture de projet dans la durée
Un projet ancré dans une réalité territoriale
Dans de nombreuses zones rurales dégradées, les terres entrent dans un cycle de dégradation bien connu. La productivité recule. La pression sur les ressources naturelles augmente. Les communautés perdent leurs repères. Les opportunités économiques se raréfient. Les terres s’épuisent, puis sont abandonnées.
Ile Dotun a été pensé comme une réponse à ce cycle. Son ambition n’est pas seulement de planter des arbres, ni de séparer la conservation de la production. Elle consiste à restaurer la logique profonde du territoire : protéger ce qui doit l’être, régénérer ce qui a été dégradé et reconstruire une base économique qui permette aux communautés de rester, de produire et de prospérer dans la durée.
C’est ce qui fait la singularité du projet. Il se situe au croisement de l’action climatique, de la restauration de la biodiversité, de la sécurité alimentaire et du développement rural.

Au-delà de la restauration : une plateforme territoriale
Ile Dotun est un projet important par son échelle, mais aussi par la discipline qui guide sa conception. Le projet couvre 108 000 hectares au sein des réserves forestières d’Imeko et d’Aworo, dans l’État d’Ogun. Cette échelle change la nature même de l’intervention. Elle permet d’aborder la restauration comme une ingénierie territoriale, plutôt que comme une action fragmentée. Elle rend possible une approche intégrée des infrastructures, de l’activité productive, de la régénération écologique et des moyens de subsistance locaux.
Le projet a également été porté dans un environnement institutionnel de premier plan. Il a reçu le soutien, côté public, du ministère fédéral nigérian de l’Environnement et de la Nigerian Sovereign Investment Authority, et, côté privé, d’InVivo ainsi que d’autres entreprises. Il a été officiellement présenté à Abuja en juillet 2018, lors de la visite du président Emmanuel Macron au Nigeria.
Ce qui se dessine n’est pas un simple programme de reboisement, mais les contours d’une plateforme de restauration à grande échelle — conçue pour aligner ambition écologique, légitimité publique, usages productifs des terres et logique de mise en œuvre dans la durée.
Un modèle d’aménagement des terres fondé sur l’équilibre
Au cœur d’Ile Dotun, il y a un principe simple mais puissant : la restauration ne peut réussir à grande échelle que si l’intégrité écologique, les usages communautaires et la productivité économique sont pensés ensemble.
Le plan d’aménagement des terres du projet s’articule autour de trois composantes complémentaires.
La force de ce modèle est d’éviter le faux choix entre conservation et développement. Il ne fait pas des terres productives un obstacle à la restauration, ni de la conservation un frein à la croissance. Il organise au contraire le territoire pour que la régénération environnementale, la participation des communautés et l’activité économique se renforcent mutuellement.
Zone de conservation naturelle
Logique agronomique
(≈33 %)

C’est la colonne vertébrale écologique du projet — la composante qui protège la biodiversité, restaure les fonctions naturelles et renforce la résilience à long terme.
Zone d’agroforesterie communautaire
Logique sociale
(≈33 %)

Cette composante est pensée pour les petits exploitants et l’agroforesterie communautaire, afin de relier directement la restauration aux moyens de subsistance locaux et à une production agricole plus stable.
Zone d’agroforesterie commerciale
Logique économique
(≈33 %)

Cette composante est pensée pour des cultures tropicales commerciales dans un modèle agro-industriel, notamment le cacao, l’hévéa, le palmier à huile et l’anacardier. Elle apporte la profondeur économique nécessaire pour soutenir la viabilité du projet dans la durée.
Ce que le projet doit permettre de créer
L’ambition d’Ile Dotun se comprend d’abord par l’échelle des résultats visés.
Ces chiffres doivent être lus pour ce qu’ils sont : les résultats attendus d’un projet structuré, et non des impacts déjà livrés. Cette distinction est importante. Ile Dotun est crédible précisément parce que ses ambitions ont été cadrées avec un niveau de détail suffisant pour les rendre intelligibles, mesurables et finançables, tout en appelant encore l’investissement nécessaire à son déploiement complet.
108,000
hectares
de territoire dégradé ciblé pour la restauration
200
millions d'arbres
plantés sur 5 ans
90,000
emplois fixes
prévus
37.5
millions de tonnes de CO2
sur 20 ans
3,500
exploitations familiales
structurées dans un modèle agroforestier
Une plateforme déployable à grande échelle, pleinement financée pour générer un impact durable
Ile Dotun s’appuie sur un fonds d’investissement de 500 millions de dollars US, dédié au déploiement complet de son plan d’aménagement des terres sur les trois composantes du projet.
Ce capital couvre l’ensemble du cycle de vie de l’initiative — de la préparation des terres à la gestion dans la durée — afin de permettre un impact durable à grande échelle.
Capex projeté
500 M$ US
dédiés au déploiement complet
prêts aux exploitants et serres
Financement destiné aux exploitants pour adopter la culture sous serre et améliorer leur productivité.
Restauration des terres et plantation d’arbres
Réhabiliter des paysages dégradés et y implanter des arbres pour renforcer leur résilience dans la durée.
Plantations agroforestières commerciales
Des systèmes productifs durables, conçus pour générer des rendements et renforcer la valeur d’usage des terres.
Accès, énergie et infrastructures sociales
Mettre en place les fondations physiques et sociales nécessaires au développement des communautés et de l’activité économique.
Restauration des écosystèmes naturels
Protéger et restaurer la biodiversité, les bassins versants et les grandes fonctions écologiques du territoire.
Infrastructures opérationnelles, suivi et certification
Imagerie satellite, mesure carbone, traçabilité et dispositifs de certification.
Une gouvernance pensée à grande échelle, pour la redevabilité et l’impact dans la durée
Un modèle de gouvernance multi-entités a été mis en place pour clarifier les rôles, aligner les responsabilités et distinguer clairement la propriété foncière, les opérations, le suivi et la gestion des actifs dans la durée.
This structure enables the project to operate with transparency, institutional oversight and technical rigor—while maintaining the flexibility needed for a long-term transformation program of this scale.
Maîtrise foncière et sécurisation dans la durée
IDDC Assets, contrôlée par l’État d’Ogun, assure la gestion du bail foncier de 50 ans, garantissant au projet une base juridique claire et une stabilité dans la durée.
Gouvernance et rigueur professionnelle
IDDC Operations veille à la gouvernance, à la conformité et aux standards opérationnels, afin d’assurer transparence, redevabilité et performance.
Opérations spécialisées via des SPV
Les sociétés de projet dédiées — SPV — apportent une expertise spécifique à chaque marché, de l’agroforesterie au carbone, en passant par les infrastructures et la certification.
Suivi dans la durée et création de valeur
Une architecture de gouvernance conçue pour la durabilité, au service du suivi, du reporting et de la structuration future des actifs environnementaux.
Pour LDN Advisory, c’est aussi à ce niveau que la proposition de valeur prend tout son sens concret : non pas simplement identifier une opportunité, mais la transformer en un cadre cohérent reliant aménagement des terres, gouvernance, logique de mise en œuvre, suivi, infrastructures et futurs parcours de certification.
Où en est le projet aujourd’hui
Ile Dotun est déjà solide par la qualité de sa conception. Sa logique territoriale est claire. Son modèle d’aménagement des terres est cohérent. Son cadre de gouvernance a été structuré. Ses impacts attendus ont été définis à une échelle significative.
Ce qu’il reste à faire, c’est engager la phase de déploiement complet et de certification. Cette prochaine étape dépend de la mobilisation des bons partenaires d’investissement et de la structure financière nécessaire pour lancer la mise en œuvre à l’échelle initialement envisagée.
Cela ne doit pas être vu comme une faiblesse. Au contraire, cela montre que le projet a été façonné avec suffisamment de rigueur pour distinguer clairement la conception, la structuration et l’exécution. Les fondations sont en place. La prochaine étape consiste à convertir une architecture de projet bien structurée en mise en œuvre concrète sur le terrain.
Concevoir
Finalisée
Structuration
Finalisée
Phase suivante
Mobilisation
de l’investissement
et déploiement
Exécution
À venir
Les bases sont désormais en place.
Un projet conçu pour l’échelle, la crédibilité et la création de valeur dans la durée
Ile Dotun montre ce que la restauration des terres à grande échelle peut devenir lorsque l’ambition écologique est portée par une pensée territoriale, une gouvernance rigoureuse et une logique de mise en œuvre. C’est le type de projet capable de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de plateformes de restauration en Afrique : ancrées dans les territoires, structurées pour l’exécution et conçues pour créer une valeur durable.




